The Done Studio

Guide d’organisation

Comment organiser les commandes et les stocks d’un restaurant

Un cycle simple pour transformer les ventes et les besoins de production en commandes fournisseurs, réceptions contrôlées et stock fiable.

La situation de départ

Commandes et stocks d’un restaurant

Ce restaurant sert environ quatre-vingts couverts par jour et travaille avec une quinzaine de fournisseurs de frais, boissons et épicerie.

Les commandes reposent sur l’habitude. Les ruptures apparaissent en plein service tandis que certains produits sont surstockés ou perdus.

Le cycle d’approvisionnement à mettre en place

Les besoins partent du menu, des prévisions et du stock disponible, puis reviennent dans un stock contrôlé après réception.

  1. Besoin estimé

    Partir de la production prévue

    Couverts, réservations, ventes passées, événements et fiches techniques donnent un besoin réaliste.

    Au départ
    Le menu, les fiches techniques, les réservations, les ventes récentes et les événements annoncés.
    Responsable
    Le chef de cuisine avec le responsable de salle
    Résultat attendu
    Une prévision de production par famille de produits et période de service.
    À vérifier
    Les hypothèses exceptionnelles sont notées et comparées aux ventes réelles pour améliorer la prochaine estimation.
  2. Stock compté

    Vérifier ce qui est réellement disponible

    Les produits sensibles sont comptés selon une fréquence adaptée avant la commande.

    Au départ
    La liste des produits à compter, le stock théorique et les zones de rangement concernées.
    Responsable
    Le responsable désigné pour chaque zone
    Résultat attendu
    Un stock réel daté avec quantités utilisables, pertes identifiées et produits proches de leur limite.
    À vérifier
    Les produits chers, périssables ou critiques sont recomptés en cas d’écart important avec le stock théorique.
  3. Commande préparée

    Calculer le manque utile

    Besoin, stock, sécurité et conditionnement fournisseur déterminent les quantités.

    Au départ
    Le besoin prévu, le stock réel, les livraisons déjà attendues et les conditionnements fournisseurs.
    Responsable
    Le chef ou le responsable des achats
    Résultat attendu
    Une proposition de commande par fournisseur avec quantités, prix attendus et date nécessaire.
    À vérifier
    Les quantités inhabituelles, substitutions et dépassements de seuil sont revus avant envoi par la personne habilitée.
  4. Commande envoyée

    Conserver une preuve commune

    Quantités, prix, date et livraison attendue sont visibles par cuisine et gestion.

    Au départ
    La proposition validée, les coordonnées du fournisseur et le créneau de livraison accepté.
    Responsable
    La personne chargée des achats
    Résultat attendu
    Une commande horodatée et accessible avec références, quantités, prix, livraison et confirmation fournisseur.
    À vérifier
    Toute commande orale est retranscrite ; le planning de réception doit correspondre aux commandes confirmées.
  5. Livraison contrôlée

    Vérifier avant de ranger

    Quantité, qualité, température, prix et écart sont contrôlés à la réception.

    Au départ
    La marchandise livrée, la commande attendue, le bon de livraison et le matériel de contrôle.
    Responsable
    La personne formée qui réceptionne
    Résultat attendu
    Une livraison acceptée, refusée ou acceptée avec réserve, accompagnée des écarts et preuves utiles.
    À vérifier
    Température, intégrité, dates, quantités et prix sont vérifiés avant rangement et signature du bon.
  6. Stock mis à jour

    Rendre le prochain calcul fiable

    Les quantités reçues et écarts validés alimentent le stock disponible.

    Au départ
    Les quantités acceptées, les substitutions, les refus et les écarts enregistrés à la réception.
    Responsable
    Le réceptionnaire ou le responsable de stock
    Résultat attendu
    Un stock disponible actualisé et des litiges fournisseurs attribués avec prochaine action.
    À vérifier
    La mise à jour est rapprochée du bon accepté ; aucun écart ne disparaît dans le rangement sans traitement.

Les règles qui réduisent ruptures et pertes

Chaque famille a sa fréquence

Le frais n’est pas compté comme l’épicerie ou les boissons.

La commande part d’un besoin

On ne commande pas seulement pour revenir au niveau de la semaine précédente.

La réception précède le rangement

Une livraison non contrôlée rend les stocks et les coûts faux.

Un écart fournisseur est documenté

Manquant, substitution ou variation de prix déclenche une décision visible.

Mettre en place ce fonctionnement

Commencer

Sélectionnez vingt références qui coûtent cher, se perdent vite ou provoquent une rupture visible en service. Pendant deux semaines, reliez prévision, comptage, commande et réception uniquement sur ce périmètre. Étendez ensuite la méthode par famille, pas référence par référence au hasard.

Tenir le rythme

Les besoins sont estimés selon le calendrier des commandes ; les produits critiques suivent un comptage plus fréquent. Chaque livraison est contrôlée immédiatement. Une revue hebdomadaire compare ruptures, pertes, écarts de prix et surstocks pour ajuster les seuils ou les prévisions.

Quand faire intervenir la direction

La direction arbitre un changement de fournisseur, un dépassement d’achat, une rupture qui impose de modifier la carte, un problème sanitaire, une variation de prix importante ou un écart répété. Les quantités habituelles restent décidées dans le cadre validé.

Un exemple : Préparer le service du week-end

Le jeudi, la cuisine estime les besoins à partir des réservations et des ventes des derniers week-ends. Les produits frais et les boissons prioritaires sont comptés. La commande complète seulement l’écart avec un stock de sécurité défini. À la livraison, les quantités et températures sont contrôlées avant rangement ; un produit manquant est remplacé dans le plan de production et le stock est mis à jour.

Les outils utiles

Lightspeed →

Pour relier ventes, inventaire, commandes et pilotage lorsque le restaurant utilise déjà une caisse intégrée.

Zelty →

Pour centraliser commandes, encaissement et opérations dans les établissements orientés restauration.

À mettre en place

Questions fréquentes

Faut-il compter tout le stock chaque jour ?

Non. Comptez fréquemment les produits chers, périssables ou critiques et espacez les familles plus stables.

Comment définir un stock de sécurité ?

Tenez compte du délai fournisseur, de la variabilité des ventes, du conditionnement et du coût d’une rupture.

Qui valide les commandes ?

Le rôle dépend de la taille du restaurant, mais le seuil de validation et les exceptions doivent être écrits.

Le stock devient fiable lorsque le besoin, le comptage, la commande et la réception forment un cycle continu plutôt que quatre tâches séparées.

Les ressources pour restaurant →